Archive

Archives de la catégorie ‘Au marché du coin’

Équivalence de diplômes, la faire ou pas ?

18 février 2013 Poster un commentaire

Si vous avez été un jour nouvel arrivant au Québec et que vous aviez déjà fait des études auparavant, vous connaissez forcément l’« Evaluation comparative des études effectuées  hors du Québec ». Cette procédure permet à toute personne ayant effectué des études à l’étranger d’obtenir du Ministère de l’immigration du Québec, un AVIS d’expert sur la correspondance du niveau des études effectuées à l’étranger avec le système québécois.

Je pèse mes mots, il ne s’agit que d’un avis et aucunement d’un diplôme québécois. Le grand intérêt de cette procédure est de permettre aux employeurs de vous situer par rapport au système scolaire québécois. Elle peut également être utile si vous exercez une profession régie par un Ordre professionnel mais, à nouveau, il ne s’agit que d’un avis du Ministère que l’Ordre n’est pas tenu de respecter. De manière générale, les compagnies, les Ordres professionnels ou encore les universités ne sont pas tenus de respecter l’avis du Ministère concernant votre scolarité mais il leur apportera un point de vue honnête concernant votre profil scolaire.

Si ce « papier »  ne servira souvent qu’à titre indicatif, il aidera grandement celles et ceux qui auront à apprécier votre parcours scolaire à l’étranger. Vous leur épargnerez bien des recherches et des incompréhensions, et ainsi diminuerez la chance de voir partir votre dossier dans la catégorie « Refusés » ! A mentionner absolument dans vos CV.

A savoir qu’il est possible de faire une demande d’ « Evaluation comparative » avant votre immigration, cela est même conseillé sachant que le processus peut prendre au moins 6 mois. Au 1er janvier 2013, le prix était alors de 112 dollars canadiens. Toutes les infos sur le site d’Immigration-Québec !

About these ads

Salaire : une taxe peut en cacher une autre

23 janvier 2013 Poster un commentaire

Beaucoup d’entres vous se posent la question : A partir du salaire brut indiqué dans une offre, combien va-t-on réellement me payer ? La question est tout à fait légitime car les systèmes de rémunération et d’imposition différent grandement de ce qui peut exister en Europe ou en Afrique.

Nous l’avions déjà indiqué plus tôt, le salaire est toujours annoncé en brut et les impôts sont déduits directement « à la source ». Les salariés travaillant au Québec sont soumis à une double imposition fédérale et provinciale. Sur une fiche de paie, en dehors  des déductions relatives à l’assurance emploi, santé, ou retraite, vous pourrez voir qu’une partie de votre salaire est directement déduite à titre d’impôt fédéral et une autre â titre d’impôt provincial (très variable entre les provinces).

Vers le mois de février de chaque année, chaque salarié reçoit un T4 qui indique son revenu de l’année écoulée et récapitule les montants retenus sur sa paie. De manière générale, le taux d’imposition est basé sur le revenu d’une façon progressive, donc sa part augmente selon vos revenus.

Ainsi, beaucoup de paramètres sont à prendre en compte pour estimer sa rémunération réelle. Un outil relativement simple a été créé par un cabinet comptable pour calculer ses déductions à la source. Si vous travaillex dans une autre province que le Québec, cet autre outil un peu plus complexe mais très complet pourra également vous permettre d’estimer les taxes déduites de votre salaire, le Québec étant la région la plus taxée.

En espérant avoir pu vous éclairer sur ce système qui peut paraitre bien obscur à notre arrivée ! Commentaires et questions bienvenus :)

 

J’ai un PVT, et alors ?

17 novembre 2012 1 commentaire

Les visas temporaires comme les PVT (Programme Vacances Travail) offrent l’avantage de pouvoir travailler au Canada. Ils sont délivrés sans offre d’emploi préliminaire mais à vous de faire toutes les démarches de recherche en arrivant au Canada. Par où commencer? Comment en parler avec les recruteurs? Quelques pistes pour une recherche sans encombre…

Soyons clairs, pour certains recruteurs, le PVT est rédhibitoire! Ne le prenez pas mal et mettez-vous à leurs places: si leurs patrons cherchent  une ressource à long terme dans un marché de l’emploi où les gens quittent leurs emplois facilement et rapidement, ils ne prendront pas le risque de recruter une personne qui devra les lâcher dans quelques mois. Si certains ne veulent pas entendre parler de prolongation (qui peut être une charge administrative importante pour la compagnie), d’autres sont bien au fait que les candidats venus d’ailleurs souhaitent un emploi stable et que le visa temporaire n’est pas une fin en soi.

Mon conseil est de ne pas noter sur votre CV que vous êtes en visa temporaire,  c’est prendre la chance de pouvoir démontrer votre dynamisme et votre intérêt avant qu’on vous pose la question fatidique en entrevue téléphonique ou physique. D’un autre côté, sachez vous montrez honnête si on vous pose la question et tournez là à votre avantage: "Oui, j’ai un visa temporaire d’une durée d’un an mais sachez qu’il y a plusieurs possibilités de prolongation à long terme si notre collaboration vous satisfait!"

Je pense qu’il faut exposer la situation différemment selon que l’on profite de son visa temporaire pour venir chercher sa première expérience nord-américaine dans une démarche d’immigration à plus long terme ou que l’on vienne explorer le pays et faire des petits jobs histoire de payer les factures! Dans le premier cas, mettez le paquet sur le fait que ce visa temporaire est seulement une étape dans un processus d’immigration à plus long terme que vous avez déjà entamé. Ceux-là adopteront une stratégie de recherche d’emploi similaire à des résidents permanents. Dans le deuxième cas, appuyez sur votre efficacité et votre adaptabilité pour subvenir aux besoins en ressources temporaires de votre employeur. Ces candidats-là se tourneront naturellement vers des emplois saisonniers (du serveur en été au perchiste en hiver), des missions via des agences de placement et consulterons régulièrement le site web des emplois temporaires et/ou à temps partiel !

 

Prendre son mal en patience…sans chômer !

17 octobre 2012 1 commentaire

Je le répète souvent à travers ce blog ou quand je conseille des personnes en processus d’immigration pour venir au Québec, il est très difficile de trouver un emploi depuis l’étranger. En sachant que tout se passe très rapidement dans ce marché du travail, rares sont les recruteurs qui lisent les profils de ceux qui ne pourraient pas venir passer une entrevue le lendemain même. Ainsi, ne prenez pas la peine d’envoyer votre CV et de répondre à des offres d’emploi depuis l’extérieur car, à moins d’avoir une profession extrêmement recherchée au Québec, votre candidature sera automatiquement rejetée.  Oui mais voila, comment mettre tout ce temps à contribution alors qu’on ne peut pas concrètement faire avancer sa recherche d’emplois ?

Commençons tout d’abord par ces fameuses offres d’emplois auxquelles vous aimeriez déjà postuler. Pourquoi ne pas se familiariser avec le langage utilisé, les compétences requises, le type de compagnie qui recrute. Compilez soigneusement toutes les informations que vous pourriez trouver à travers ces offres, et tentez de faire ressortir les structures qui recrutent le plus. Evidemment, s’il y a un contact avec un courriel et un numéro de téléphone, c’est encore mieux pour pouvoir les contacter dès votre arrivée! Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil à l’actualité de la ville/région dans laquelle vous souhaitez vous installer et noter soigneusement les entreprises qui s’y installent ou celles qui y font de gros investissements présents ou à venir, c’est souvent un gage de futures ouvertures de postes.

Il est temps aussi de mettre à jour son profil LinkedIn ou de le créer si ça n’a pas déjà été fait. Prenez exemple sur des profils similaires au votre et qui ressortent le plus quand vous faites une recherche par mot-clé, ça pourrait être vous (quelques trucs et astuces pour un bon profil LinkedIn) ! Si votre domaine d’activité le permet, vous pouvez rentrer en contact avec des personnes qui ont la même profession que vous au Québec et leur demander un avis sur un projet que vous faites, les inviter à venir les rencontrer s’ils sont de passage dans votre pays d’origine ou partager un article qui pourrait les intéresser. Le but est simplement qu’ils connaissant votre nom et qu’ils s’en rappellent quand vous aurez débarqué au Québec, mais si le premier message n’obtient pas de réponse, n’insistez pas !

Enfin, informez-vous sur les équivalences de diplôme afin de préparer votre CV (pour les français, vous trouverez quelques informations sur ce tableau simplifié) ainsi que sur les Ordres professionnels (consultable sur leur site). Malgré le caractère ennuyeux de ce type de recherche, il est néanmoins nécessaire de regarder de près à quoi correspond votre diplôme au Québec et si vous pouvez y exercer votre profession sans démarches supplémentaire. Et vaut mieux s’acquitter de cette tâche avant son arrivée car cela pourrait facilement passer à la trappe dans l’effervescence de l’installation et de la recherche d’emploi…mais sachez que recevoir CV avec des diplômes étrangers et sans aucune mention d’équivalence québécoise peut être rédhibitoire pour un recruteur !

 

Un reportage à prendre avec des pincettes!

30 septembre 2012 Poster un commentaire

Avez-vous vu le dernier reportage de Capital (sur la chaîne française M6) intitulé « Ces français qui résistent  à la crise » ? Une partie du reportage (entre 1h05 et 1h30) est consacrée au français qui immigrent au Québec.

Une mise au point s’impose ! Même si la situation de l’emploi au Québec est globalement meilleure qu’en France, il ne faut pas croire qu’un job vous tombera tout cru dans le bec dès votre arrivée : Non, personne ne se voit offrir 8 emplois en 48h dès qu’il pose le pied à Montréal! Ce genre de situations improbables mises en avant dans ce reportage comme des généralités me laisse assez sceptique.

Le témoignage le plus véridique est peut-être celui de cette famille installée à Sherbrooke qui se cherchent des "jobines" même si ce n’est pas dans leur domaine d’activité. Ce sont surement eux également qui ont préparé le mieux leur projet d’immigration.

Rappelons-nous finalement qu’une immigration, qu’elle soit temporaire ou définitive, c’est d’abord un choc culturel qu’il faut pouvoir gérer. Tout le monde n’est pas capable de travailler dans un marché du travail flexible avec des règles souvent non-dites et une hiérarchie en filigrane. Certains seront mieux lotis que d’autres mais dans tout les cas, nous avons tous beaucoup à apprendre d’un changement d’environnement et de mentalité.

[A visionner directement sur Youtube!]

Catégories:Au marché du coin
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

%d bloggers like this: